Euh pas que.
Dans notre métier, l'informatique de services, on nous demande souvent lorsqu'il n'y a pas de boulot de poser nos congés. Quand un client a un problème technique, il n'est pas rare qu'on nous dise tu viens pas demain. Le risque, c'est donc de n'être embauché que pour les périodes d'activité. Les périodes d'inactivité pouvant être longues. Là tu vas me dire, en même temps s'il y a une longue période d'inactivité, on a pas besoin d'embaucher. Sauf que c'est au commercial de se démerder pour nous trouver du boulot, si le commercial merde, c'est à lui que revient la faute, pas à nous de subir un chômage de 6 mois parce qu'il nous a rien trouvé. Surtout qu'il y a toujours moyen de faire travailler les gens : recherche, projets annexes, avance de phase...
Si on arrête de voir le cas des informaticiens qui sont un peu privilégiés mais qu'on regénéralise en parlant de tous les emplois de contrat : les ouvriers du bâtiment, les vendeurs/vendeuses dans les boutiques type habillement, etc... Souvent pour ce type de poste on a des CDI et des CDD. Les CDD bénéficient d'une prime de précarité de 10%. Si on les passe en CTU, finit la prime de précarité, bienvenue à la prime de licenciement qui pèsera pas bien lourd pour 1 mois ou quelques semaines de travail. Dès qu'une baisse d'activité se fait sentir : hop dehors, on te reprendra peut être dès que ça ira mieux. Peut être.
Si on prend l'exemple de Renault et de toute l'industrie automobile cet hiver. Oh mince, on a plus de boulot, on va pas faire du chômage technique, puisque 50% des gens sont pas qualifiés pour travailler sur des chaines de montage. Hop les moins anciens dehors, on verra quand ça reprendra.
Les personnels non qualifiés seraient les premiers lésés dans le projet, parce qu'au final, il y en a plein qui peuvent prendre le poste.
C'est pas pour rien qu'ils voulaient instaurer il y a pas très longtemps le contrat de mission. T'as un CDI mais qui ne dure que le temps de ta mission. Si la mission prend fin, on essaye pas de te recaser, on arrête de travailler avec toi. Y a pas mal de boites qui rêveraient de se séparer d'une partie de son personnel, temporairement ou non, quand l'activité ralentit.