Non mais il y a des personnes qui ne comprennent rien au second degré et a tout le fonctionnement de la BD!
"Dimanche 18 septembre, sur France Info, le philosophe Michel Serres accusait la bande dessinée
Astérix de faire "
un éloge du fascisme et du nazisme". Il expliquait notamment que
"tous, absolument tous les problèmes se résolvent toujours à coups de poing" dans la bande dessinée d'Uderzo et Goscinny,
"comme si la force physique était une solution à tous les problèmes et à tous les maux". Michel Serres affirmait sans rire que la potion magique du Gaulois était une forme d'
"éloge de la drogue" et que l'écrasement régulier du barde Assurancetourix représentait un
"mépris de la culture" et, motif récurrent, une glorification de la
"force pure". Mercredi, sur le site des
Inrockuptibles, Damien Boone, jeune chercheur en science politique à l'université de Lille,
répond au tintinophile Michel Serres, l'accusant de nier "
le style même" de la bande dessinée (son second degré et ses ressorts comiques
à gnons et baffes répétées). Il défend la dimension
"magique" et imaginaire de la potion du même nom et le droit des barbares aux oreilles sensibles de bâillonner un barde, certes symbole de la culture, mais "
qui chante faux".
Damien Boone rappelle enfin qu'Astérix avait été interprété comme un héros gaulliste dans les années 1960 (symbole de la résistance du général et de la V
e République naissante aux empires américain et soviétique) et de tous temps comme une métaphore de la résistance française à l'occupation nazie durant la seconde guerre mondiale."