Finalement, j'ai bien aimé.
Comme j'étais prévenu que c'était ardu, je m'étais préparé: j'avais chaussé mes bésicles, pris un grappin, des rations de survie, mon slip en cotte de maille, un décodeur TNT, une rondelle de citron et l'incontournable K-way. Bref, j'étais près à en découdre (Josiane, si tu nous lis!).
Et du coup, j'ai accroché. Qui dit voyages dans le temps, dit paradoxes: attention la gymnastique (Géronimoooo, dirait l'autre). Y a un côté scientifique assez poussé (astronomie, évolution de l'univers, tout ça), qui peut sûrement rebuter, mais ça confère justement une certaine ampleur et vraisemblance à l'ensemble (et un vertige).
Comme c'est une nouvelle (une novella, pour être précis), y a pas de longueur superflue, c'est direct, efficace, et si le lecteur n'a pas décroché en cours de route, l'auteur prend tout de même la peine d'expliquer ce qui se passe. L'histoire est bien ficelée.
Et d'après ce que j'ai compris,
Palimpseste est lui-même un palimpseste d'un roman d'Isaac Asimov (comme 60 ans séparent l'écriture des deux textes, le scénario est assez proche, mais avec des enjeux différents).